Définition

Doctrine aristotélicienne selon laquelle tout être est composé de matière (hylè) et de forme (morphè). En art et en design, elle sous-tend l’idée que l’artisan impose une forme préconçue à une matière passive. Ce modèle est massivement discuté et critiqué dans la bibliographie du concours.

Sources

  • Aristote (Physique II, Métaphysique VII) - formulation originale
  • Simondon (L’Individuation, 1964) - critique : la matière n’est pas passive, la forme émerge d’un processus
  • Ingold (Making, 2013) - critique : le praticien “suit” les matériaux plutôt qu’il ne leur impose une forme
  • Deleuze & Guattari (Mille Plateaux, 1980) - critique du moule au profit du modulage

Mobilisation en épreuve

Point de départ classique pour une dissertation sur la matière ou la technique : poser le modèle hylémorphique, puis le dépasser. La critique de l’hylémorphisme (Simondon, Ingold) montre que la création n’est pas imposition d’une idée à une matière inerte mais co-production entre praticien et matériau.

Concepts liés