Référence
- Auteur : Paul Virilio
- Titre : L’accident originel
- Année : 2005
- Éditeur : Galilée
- Discipline : Philosophie, théorie des médias
Résumé
Virilio pose une thèse radicale : inventer un objet technique, c’est inventer simultanément son accident. Inventer le navire, c’est inventer le naufrage ; inventer le train, c’est inventer le déraillement. L’accident n’est pas un dysfonctionnement mais la face cachée du progrès technique. La vitesse, valeur cardinale de la modernité, amplifie les catastrophes en les rendant instantanées et globales. Virilio critique l’idéologie du progrès qui refuse de penser l’accident comme constitutif de la technique. Il plaide pour un “musée de l’accident” qui rendrait visible ce que la société industrielle occulte.
Apport pour la révision
- Thèse de l’accident originel : toute invention technique invente son accident propre, argument mobilisable dans toute dissertation sur les limites du progrès
- Critique de la vitesse : la dromologie (science de la vitesse) comme grille d’analyse de la modernité technique
- Contre le techno-optimisme : montre que le risque est structurel, pas accidentel
- Complément à Ellul et Jonas : articule la critique du système technique (Ellul) et l’éthique de la responsabilité (Jonas) avec une pensée de la catastrophe
Programmes concernés
- Philosophie : Technique et accident ; critique du progrès ; vitesse et modernité