Vacances / Lire Le bonheur des dames + Dossier de presse expo Caen. Demande pour les vacances : Plan de dissert + aller voir exposition au MAD (1925), lire avant le livret 4 envoyé par C.G. (moit/moit, voir une exposition en mode averti ou non). Voir si on sort d’une béatitude française face à la marchandise de cette époque. LA NOUVELLE RUE COMMERÇANTE . Ludwig HILBERSEIMER, In Das Neue Frankfürt, avril 1929, p.65-71. Ludwig HILBERSEIMER : architecte, qui meurt à Chicago (allemand émigré). “Architecture de papier”, a réfléchi à des pbms urbanistiques. Inventeur / Plan d’une ville à plusieurs étages, rues où les voitures circulent et les piétons circulent sur des passerelles. Rapport entre la ville et le commerce. L.H. relie l’histoire de la marchandise au système général de la société, au-delà de transformer directement la ville. Question des grands magasins : on crée pas en neuf, mais pas agrandissement progressifs, à partir de bâtiments locatifs. Pour obtenir plus d’optimisation / rationalité, on crée des bâtiments monumentaux, neufs, question complètement moderne. Pourquoi faire des façades si elles sont brisées par les enseignes et la publicité ? Architecture inféodée aux supports publicitaires. Mais est-ce que ça ne représente pas un nouvel enjeu de conception ? Rapport à la grille architecturale et à la grille graphique. Enseignes dans contraintes façades =/= besoin de singularité des enseignes. Rapport de l’Allemagne au commerce plutôt compliqué voire conflictuel = raison de la naissance du Werkbund. Rapport France / commerce = idéalisé. In Das Neue Frankfürt : programme immobilier qui a son journal, dont a émergé la cuisine de Francfort. Pour les modernes, la ville = terrain d’expérience. Surréalisme = source d’inspiration à la publicité (humour, calembour…). Textes à lire de Bres Handras (?), Delaunay, Robert Desnos, sur la transformation vibrante (parce que électrifiée) de la ville. George Simmel, critique de l’affaire électrique, excitation psychique des cerveaux qui modifient nos rapports aux uns et aux autres. L’idée des modernes c’est d’accompagner la modification de la ville et notamment les rues commerçantes vont nécessairement évoluer et être prétextes à repenser l’urbain. Massification du commerce, comme les grands magasins, on construit ad hoc, à partir de. On doit reformuler la programmation urbaine globalement. Manque d’une politique publique globale. On va attendre la science de la démographie pour modifier en profondeur l’organisation des villes (démographie de masse). 1929 : Allemagne ravagée par la crise économique et mutilations de la première guerre mondiale. Politiques de reconstruction des hommes et des villes. Architecte responsable de l’intérieur et de l’extérieur. Alexander Dorner, qui invite Lissitzky, La chambre des abstraits, (à Hanovre), et Molly (qui ne le fera jamais) une chambre des temps présents. à regarder Highrise City (Hochhausstadt), projet de L. en 1924. Gratte-ciel. L. nous montre la vision globale de l’architecte sur le fonctionnement / système de la ville. Qu’est-ce que veut dire la marchandise pour le moderne ? Le spectacle du XIXème rend mal à l’aise le concepteur moderne, qui est le fait de ne pas arriver à gérer, contrôler. Opposition bonne marchandise / mauvaise marchandise (ancrage de valeur du design). Questionner les modalités qui doivent être celles de la marchandise. Pose la question du rapport culturelle à la marchandise. Ce que l’on organise comme projet de société par rapport à cette marchandise qui va se présenter en permanence, de façon continue, dont les peintres dont on voit les œuvres à l’exposition de Caen sont les témoins mais dans le cadre du champs du design, les conséquences sont moins neutres et simples qu’un simple enregistrement / témoignage du phénomène. La marchandise =/= seulement l’amusement, mais aussi un monde dont on participe à la mise en scène. Design & problématique(s) morale(s).
LA VITRINE COMME MUSÉE DE LA RUE & LE « COMMERÇANT EN TANT QU’ÉDUCATEUR DU PEUPLE » , Birgit SCHULTE Karl Ernst Osthaus : mécène, industriel important dans la modernité allemande et le Werkbund, qui finance notamment Gropius, collection de photos qu’il commande à Gropius (usines américaines et intérieurs de grand restaurants). (Rapport de Le Corbusier, voyage d’études en Allemagne, auprès de Gropius, Mies Van Der Rohe…). “Éducateur du peuple” : endroit de la morale, de la justesse, de la vérité. Question de la morale / vérité : est alimentée paradoxalement par rapport à la magie de l’affaire du spectacle. Vitrine = organisation de la magie. Magique ou abondant ? Osthaus convoque (concours de vitrine) “l’objectivité” en l’alliant à l’imagination. La vitrine devient “un sanctuaire magique(…) presque mystique, de façon à ce que l’homme ensorcelé ne pense plus…”. “Faire appel aux magiciens parmi les artistes de la vitrine”. Nécessaire objectivité et nécessaire séduction, mariage mystérieux entre l’acheteur et la marchandise exige de la concentration. Rapport concret et très théorisé de l’importance qu’ont les vitrines, aussi bien animées et éclairées et les vitrines dont on parle à Agen où on trouve plutôt des empilements de boîtes. Lien texte Jérémie Serlan (?). Idée de sanctuaire.
PETER BERHENS ET L’AEG. VITRINE DE LUXE ET ÉTALAGE MODERNE Robin SCHULDENFREIN Qui est le metteur en scène du spectacle de la marchandise ? 3ème texte : Peter Behrens, AEG, designer total. Cadenasse le système, maîtrise l’ensemble. Texte rédigé par historienne. Vitrine magasin de l’AEG de Behrens, Koniggratzer Strasse, artère commerciale plutôt luxueuse, se pose en rupture avec le caractère de la rue. Regard contemporain / paradoxe moderne : la revendication de l’AEG de fournir l’électricité à tous, et la manière plutôt spectaculaire qui est choisi pour mettre en scène la marchandise. Ce que vient critiquer R.S. c’est que le travail de B. pour l’AEG fait preuve d’une bonne objectivité, alors qu’en fait tout le travail dans la boutique consiste à dépouiller les objets de leur origine d’usine. Behrens cherche à détourner l’origine du produit dans cadre ordonné, luxueux, alors est-ce qu’on peut dire qu’il fait confiance à sa création ? Limite entre ce qui va délimiter la joie et le spectacle et la nécessité du spectacle. Idée de nécessité du spectacle : bonne accroche dans les dissertations pour embrayer sur la critique du spectacle.
Vitrine : donner une valeur sacrée → lien au tabernacle (corps du Christ, hostie).